Jeudi 16 mars 2006

Bonjour,

Hier dans le cadre de mes activités professionnelles très intéressante conférence sur "La France et ses langues".

Cette conférence portait sur les langues régionales (souvent dénommés de manière péjorative "patois") comme le picard, le berrichon... Ces langues étaient parlées en France de manière courante jusqu'à la Révolution Française qui a fait du Français la langue officielle et unique de notre pays.

Malgré cela, les langues régionales sont restées assez vivaces jusqu'à la fin du 1er conflit mondial.... Après cela, le français a totalement occulté les langues régionales.

Les lois sur l'enseignement n'ont pas arrangé les choses en autorisant, du bout des lèvres, les enseignements des langues régionales sur la base du volontariat des enseignants.

Enfin, la France est le seul pays de l'UE a ne pas avoir ratifié complètement la Charte des langues minoritaires et régionales présentée par le Conseil de l'Europe. Ceci empêche les citoyens français à s'adresser aux adiministrations dans une langue autre que le français....

Cet état des choses a eu, selon beaucoup de spécialistes des langues, un effet dévastateur sur les apprentissages des langues. En effet, nos chères têtes blondes n'entendant à la maison que du français ne sont pas habitués à d'autres sonorités des langues "étrangères". De plus, nos salles de cours de langues, sont bondées, alors que l'on sait que le meilleur moyen d'apprendre une langue est de le travailler de manière intensive en petits groupes (12 maxi et encore !).

Les Finlandais eux l'ont bien compris, qui font des cours de langues avec 8 élèves !

La diversité linguistique de l'Europe est une composante essentielle de notre culture que chacun d'entre-nous se doit de protéger.

Demat d'an holl

par Jean-François Le Bihan publié dans : Lecture-culture
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Mercredi 15 mars 2006

Lundi dernier, la Ministre de l'Ecologie a annoncé le lâcher de 5 ours slovènes dans les Pyrénées centrales. Cette population est en effet génétiquement proche des ours pyrnéens encore présents.

Aussitôt annoncés, ces ours subissent les foudres des éleveurs et autres anti-plantigrades qui accusent les ours des pires maux.

Ce que ne disent pas ces éleveurs, c'est la prime qu'ils reçoivent pour chaque bête de leur cheptel tuée par un ours, l'aide qu'ils perçoivent pour protéger leur bétail (mise en place de clôture, achat de chiens patous...) bref tout un arsenal financier payé par l'Etat aux rares éleveurs qui arrivent à prouver que leurs bêtes ont bien été tuées par un ours. Car pour ces éleveurs, c'est la plus grosse difficulté !

Et que dire de ces gens qui n'ont qu'une peur : se faire attaquer par l'ours alors qu'ils vont cueillir des champignons ! Des cas existent c'est vrai, mais ils sont quand même d'une extrême rareté. L'ours, comme la plupart des animaux sauvages évite l'homme.

Mais cet apport de 5 ours est totalement insuffisant, il en faudrait trois fois plus pour que la population ursine pyrénéenne soit viable génétiquement. Espérons que les projets de réintroduction d'ours prévus par le prédecesseur de Mme Olin, soit 15 individus sur 5 ans soient respectés.

Bonne journée

par Jean-François Le Bihan publié dans : Environnement
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Mardi 14 mars 2006

Bonjour,

Ce matin, petit coup de gueule contre la SNCF !

Lors de mon déplacement en Allemagne, je n'ai eu aucun souci à passer d'une gare à l'autre, pour ne pas rater mes différents trains. A chaque changement, du personnel était présent pour m'aider à monter dans le bon train sur le bon quai !

Arrivé samedi soir à Montparnasse, à moins d'une heure de mon domicile, j'ai failli exploser face à la jeune femme qui me dit avec un large sourire "Mais Monsieur, il fallait prévenir de votre arrivée pour que nous prévoyions des personnes pour vous aider". Je venais de faire presque 1000kms en train sans aucun encombre, en prenant des trains qui n'étaient pas ceux pour lesquels j'avais réservé et arrivé à 200kms de chez moi, une petite fonctionnaire me dit presque que j'avais tort !!!!

Voilà un des graves problèmes de la société française : son cloisonnement et son immobilisme ! Il faut que tout papier administratif soit contresigné par 3 bureaux différents situés à de longues distances l'un de l'autre. Goscinny et Uderzo l'avaient très bien illustré dans "Les 12 Travaux d'Astérix" quand ils montraient la "Maison qui rend fou".

Il est, je pense, grand temps que nous sortions de cette logique si nous ne voulons pas rester à la traîne des autres pays européens. Et cela dans différents domaines.

En effet, le CPE n'est peut-être pas le contrat rêvé, mais il permet quand même d'avoir un emploi. Et si on compare ce contrat à ce qui se pratique comme contrats "précaires" dans d'autres pays européens on se rend compte qu'il n'est quand même pas si mal. Et, comme le disent de nombreux économistes, il va falloir que l'on arrive à plus de flexibilité dans l'emploi si on veut que la France reste dans le peloton de tête en matière économique. Sinon, c'est la dégringolade assurée.

Dernier point que je voulais aborder ce matin : le blocage des universités. Quand on voit comment cela s'est passé à Rennes II hier, quand le président de l'Université a voulu organiser un vote à bulletin secret et que les contestataires ont tout fait pour que ça échoue.... C'est totalement anti-démocratique. L'initiative d'étudiants de Tours est intéressante : ils ont porté plainte pour "atteintes aux libertés publiques". C'est, à mon avis, eux qui ont raison de vouloir continuer à étudier pour avoir un emploi à la mesure de leurs capacités.

Bonne journée

 

par Jean-François Le Bihan publié dans : Actus
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Lundi 13 mars 2006

Bonjour,

Lors du séjour à Bonn, nous avons visité le Musée de l'Histoire de l'Allemagne (Haus der Geschichte).

Ce musée est très intéressant pour les personnes passionnées d'histoire contemporaine. Il montre l'évolution de l'Allemagne de 1945 à nos jours. L'exposition commence par quelquechose de très intense concernant le passé national-socialiste et les 12 ans de dictature hitlérienne. Le guide évoque le sentiment de culpabilité qui hante encore le peuple allemand, plus de 60ans après la fin du second conflit mondial...

Le Musée raconte ensuite le développement en parallèle des deux Allemagnes entre 1948 et 1989, la réunification et l'Allemagne des années 90-2000... Le parallèle est fort intéressant entre les deux pays. Le Musée est divisé par grandes périodes et à partir de 1961 (construction du Mur de Berlin), la division de l'Allemagne est schématisée par des grilles de fer.

L'histoire des deux pays est racontée à partir d'évènements internationaux, mais également à partir d'objets de la vie courante.

De temps à autre, dans les salles d'exposition, de gros cubes noirs rappellent des éléments liés à la 2nde Guerre Mondiale. Car l'histoire de l'Allemagne contemporaine, ses choix politiques, économiques... ne peuvent se comprendre si on ne se rappelle pas du passé dictatorial.

Ce musée est à recommander à tous les jeunes, et moins jeunes, en visite dans la ville de Bonn ou aux alentours. Il leur permettra certainement de mieux comprendre notre voisin.

Pour revenir sur la période de séparation des deux Allemagnes, un des participants au Workshop E-twinning me racontait jeudi soir le parallèle qui existait entre l'Allemagne nationale-socialiste de la période 1933-1945 et l'Allemagne de l'Est entre 1949 et 1990. De nombreux points communs existaient entre ces deux dictatures.

Bonne journée

par Jean-François Le Bihan publié dans : Lecture-culture
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Dimanche 12 mars 2006

Bonsoir,

Mon emploi a quelques avantages intéressants. il me permet en particulier de participer à des activités, des ateliers, conférences dans différents pays de l'UE.

Dans mon "post" de samedi, je vous adressais mon salut de Bonn où je me trouvais depuis jeudi 9/03 pour participer à un atelier de développement professionnel consacré au E-twinning.

Cet atelier a réuni pendant 2 jours 1/2, 75 personnes de 17 nationalités différentes parlant 10 langues ! Quelle Tour de Babel.

Cet atelier avait pour objectifs de former les enseignants et autres personnes impliquées dans les projets européens à monter des partenariats par Internet. A partir d'exemples concrets et de beaucoup de méthodes actives de formation, nous avons été amenés à monter des projets virtuels, nous avons également réfléchi à la meilleure façon de faire travailler les élèves et les enseignants sur ce type de projets auquel nous ne sommes pas forcément habitués.

Ces séances de travail permettaient également de prendre des contacts entre personnes pour monter des projets. En effet, plusieurs d'entre nous étaient inscrits sur le portail e-twinning mais n'avaient pas encore de partenaire pour un projet précis.

Rencontrer autant de nations est intéressant pour soi et sa formation personnelle à une époque où les savoirs ne sont pas forcément académiques mais également issus de la vie de tous les jours.

D'autres articles seront consacrés à cet atelier dans les prochains jours.

Bonne journée

par Jean-François Le Bihan publié dans : Europe
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