Environnement

Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /2006 11:03
Recopié avec l'autorisation de son auteur Y Thonnerieux :
La psychose s'installe peu à peu et l'on apprend que les Espagnols commencent à relâcher dans la nature leurs canaris, perruches, bengalis... de peur d'être contaminés par le virus de la grippe aviaire.
Hier, m'étant rendu sur le site de Versailleux (Ain), afin d'y réaliser un reportage photo (voir fichier joint), après qu'un élevage de 11 000 dindes ait été frappé par la grippe aviaire, j'ai surpris des conversations de ruraux s'inquiétant du retour d'Afrique des hirondelles, dans quelques semaines. Certains ont déjà pris la décision de boucher les accès aux bâtiments agricoles et de détruire les nids existants.
En effet, on soupçonne que la contamination de l'élevage de dindes dombistes s'est faite par de la paille, changée récemment, et qui était préalablement stockée sous un hangar avec toit, mais ouvert à tous les vents. Les moineaux avaient évidemment librement accès à cet abri. Voilà donc que la piste de la contamination par une espèce d'oiseau terrestre commence insidieusement à faire son chemin. Du moineau à l'hirondelle rentrant du Nigéria, il n'y a qu'un pas qu'on s'apprête à franchir et qui va induire des comportements de rejet de l'avifaune dont on ne mesure pas encore les effets.
Le tout sur fond de désinformation des médias : le journal de 20 h de la 2, avant hier soir, avait confié à son infographiste la réalisation d'une jolie carte montrant la progression géographique de H5N1 depuis 1997 et surtout 2003. On y voyait un canard animé, volant de Chine en Roumanie et un autre qui reliait l'Asie au Nigéria, avec comme commentaire "la grippe aviaire a gagné l'Afrique sur le dos des oiseaux migrateurs". Les faits sont présentés comme certains, et il n'est fait aucune allusion à l'introduction plus que probable du virus par le flux massif et illégal de poussins entre la Chine et ce pays qui constitue pourtant son second débouché de volailles à l'exportation.
Il est clair que la filière avicole sait mieux communiquer que les ornithologues avec les médias. Et qu'elle réussit à discréditer les oiseaux sauvages pour mieux se poser en victime et imposer l'idée que le "poulailler mondial" serait parfaitement maîtrisée sur le plan sanitaire sans ces satanés oiseaux migrateurs.
Ceci étant, il ne faut pas non plus faire preuve d'angélisme : a ce stade de propagation de H5N1, les oiseaux sauvages ont dorénavant une part active dans l'extension de l'épizootie.
Alors oui, les hirondelles ont du souci à se faire... Quand on sait que les chouettes ont été clouées sur les portes des granges jusqu'à la décennie 70, on ne peut que s'inquiéter des traces que la grippe aviaire laissera dans l'esprit des gens, et en particulier dans notre inconscient collectif, siège de toutes les angoisses de l'humanité.
Yves THONNERIEUX
Par Jean-François Le Bihan - Publié dans : Environnement
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Mardi 28 février 2006 2 28 /02 /2006 10:23

Aujourd'hui s'ouvre à Paris une enième conférence sur le développement souhaitons le ... durable !

Cette conférence sur les moyens de financements innovants va tenter de rallier le plus grand nombre de pays à une idée lancée par le chef de l'Etat : une taxe sur les billets d'avions dont le produit servirait à faciliter l'achat par les pays du Sud de produits pharmaceutiques contre plusieurs maladies : SIDA, paludisme...

L'idée en soit est excellente, mais pourra-t-elle être mise en oeuvre  ceci est une "autre paire de manches". En effet peu de pays se sont ralliés à cette proposition, et c'est justement là que le bât blesse : si les pays participants ne se comptent que sur les doigts de la main, le produit perçu ne suffira malheureusement pas à aider  beaucoup d'états.

Les ONG et autres organismes et associations invités à participer à cette conférence pourront-elles se faire entendre afin que les subsides perçus soient équitablement redistribués aux pays en développement ?

Souhaitons qu'ils arrivent à quelque chose de concret afin d'aider les pays qui en ont le plus besoin.

Bonne journée

Par Jean-François Le Bihan - Publié dans : Environnement
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Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /2006 08:14

Lundi dernier, la Ministre de l'Ecologie a annoncé le lâcher de 5 ours slovènes dans les Pyrénées centrales. Cette population est en effet génétiquement proche des ours pyrnéens encore présents.

Aussitôt annoncés, ces ours subissent les foudres des éleveurs et autres anti-plantigrades qui accusent les ours des pires maux.

Ce que ne disent pas ces éleveurs, c'est la prime qu'ils reçoivent pour chaque bête de leur cheptel tuée par un ours, l'aide qu'ils perçoivent pour protéger leur bétail (mise en place de clôture, achat de chiens patous...) bref tout un arsenal financier payé par l'Etat aux rares éleveurs qui arrivent à prouver que leurs bêtes ont bien été tuées par un ours. Car pour ces éleveurs, c'est la plus grosse difficulté !

Et que dire de ces gens qui n'ont qu'une peur : se faire attaquer par l'ours alors qu'ils vont cueillir des champignons ! Des cas existent c'est vrai, mais ils sont quand même d'une extrême rareté. L'ours, comme la plupart des animaux sauvages évite l'homme.

Mais cet apport de 5 ours est totalement insuffisant, il en faudrait trois fois plus pour que la population ursine pyrénéenne soit viable génétiquement. Espérons que les projets de réintroduction d'ours prévus par le prédecesseur de Mme Olin, soit 15 individus sur 5 ans soient respectés.

Bonne journée

Par Jean-François Le Bihan - Publié dans : Environnement
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Lundi 20 mars 2006 1 20 /03 /2006 10:19

H2O

Bonjour,

A deux jours de la journée mondiale de l'eau, et quelques jours après l'ouverture d'un sommet sur le sujet à Mexico, penchons nous sur cette ressource pas si inépuisable que nous le pensions il y a encore peu.

Depuis bientôt 3 ans, en France, nous connaissons une sécheresse chronique dans de nombreuses régions.  Il a peut-être moins plu ces dernières années, il a peut-être fait un peu plus chaud... mais surtout nous n'avons pas pensé une seconde que l'eau puisse commencer à manquer un jour.

Malgré cette menace, notre consommation d'eau n'a pas évolué à la baisse, ce serait même plutôt l'inverse. Alors que dans les pays du Sud, l'accès à l'eau est de plus en plus difficile, dans le Nord, nous gaspillons allègrement.

Il existe pourtant des choses simples à mettre en place pour économiser l'eau, que vous pouvez retrouver sur le site du MEDD. La récupération des eaux pluviales pour de nombreuses activités ne nécessitant pas la potabilité est assez aisée en logement individuel, les eaux de ruissellement des parkings de supermarchés pourraient être réutilisées par ceux-ci pour certaines de leurs activités...

Mais il reste beaucoup à faire pour que nos concitoyens planétaires puissent partager équitablement ce bien qu'est l'eau...

Bonne journée

Par Jean-François Le Bihan - Publié dans : Environnement
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Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /2006 10:23

Bonjour,

En marge des différents mouvements politico-sociaux, je me pose depuis quelques temps des questions sur l'engagement associatif, surtout chez les jeunes, qui me semble de plus en plus faible.

Quelles sont les raisons qui font que l'engagement associatif est en baisse ? Pourquoi les AG d'associations sont-elles de plus en plus boudées, même par les membres de leurs CA qui se font excuser allègrement...

Les raisons sont multiples mais j'en vois au moins deux qui m'attristent et ne prédisent rien de bon pour le futur associatif !

La première est l'égoïsme qui s'est développé au cours des deux dernières décennies : la règle du chacun pour soi s'applique dans tous les domaines et les personnes qui s'intéressent un tant soit peu aux difficultés et besoins de son voisin sont de plus en plus regardées comme des extra-terrestres... ceci à conduit, comme on l'a vu il y a bientôt 3 ans cela s'est terminé pour nombre de personnes agées lors de la canicule....

Cette règle du chacun pour soi est aussi valable dans le monde associatif : en effet, pourquoi des gens très individualistes iraient dans des associations afin de faire avancer les choses ... d'autant plus qu'elles n'en retirent aucun bénéfice immédiat !

Voilà l'autre danger : le besoin de "retour sur investissement" quasi immédiat. Mais cela est difficile pour nombre d'associations de mettre en place des actions dont les bénéfices seraient visibles à très court terme. Les associations pour la plupart travaillent sur le long terme, étant donné la lourdeur des projets et leur coût, qui n'est amorti que sur des plans financiers pluri-annuels.

Et pourtant, l'emploi dans les associations représente quand même une quantité non négligeable ! C'est bien pour cela que certaines associations n'ont pas vu leurs aides baisser, quand l'Etat s'est rendu compte de l'énorme vivier d'emploi !

Malgré cela, certaines associations, qui essaient de sensibiliser telle ou telle partie de la population à certains thèmes se voeint empêchées d'exercer leur activité en raison de règlements, directives et notes de service diverses. Dernier exemple en date : la note publiée par les Ministères de l'Education Nationale et de la Santé. Celle-ci bloque de nombreuses activités de découverte de l'environnement et met en péril les finances des associations dont les principaux subsides sont fournis par ces animations.

Il ne me semble pas, pourtant, qu'observer les oiseaux à travers une longue-vue ou décortiquer des pelotes de rapaces nocturnes ramassées dans des greniers il y a plus de 5 ans constitue un risque  d'attraper la grippe aviaire (qui est, soit dit en passant, la seule maladie qui a été guérie par une loi sur l'emploi des jeunes ;-)).

Sous un prétexte d'extrême précaution, les activités sont annulées ! Bientôt il y aura un règlement pour les différents types d'assocaitions et qui interdira les activités liées à celle-ci.... Et les milliers d'associations qui existent sur l'hexagone devront mettre la clef sous la porte, licencier leurs salariés... et hop : le chômage repartira en flèche.

Il est urgent que les associations se mobilisent pour sauver leurs emplois salariés et en créer d'autres... de manière durable.

Bonne journée

 

Par Jean-François Le Bihan - Publié dans : Environnement
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