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Présidentielle 2012

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 21:28
Bonjour,

Aujourd'hui, 9 mai 2007, tous les Européens fêtent la Journée de l'Europe qui commémore le célèbre discours de Robert Schuman, alors Ministre des Affaires étrangères français. Dans ce discours du Salon de l'Horloge resté célèbre... et écrit par Jean Monnet, Schuman appelait à la mise en place d'une communauté européenne du charbon et de l'acier, prémice de notre Union européenne actuelle.
Cette CECA avait pour premier objectif de mettre en commun les matières premières nécessaires à la reconstruction des états européens, et aussi à empêcher la fabrication de machines de guerre afin de garantir la paix sur le territoire européen.
Cette grande idée, la plus géniale à mon sens depuis des siècles, a permis que se mette en place sur notre continent, un espace de paix, de prospérité et de solidarité.
Cette journée du 9 mai ne doit pas faire oublier les conflits passés, nous devons, nous Européens, assumer nos erreurs, mais également ne pas accabler nos amis des leurs, comme nous l'avons entendu récemment dans la campagne électorale.
De cela, nos Pères de l'Europe, eux qui avaient pour la plupart vécu 2 conflits mondiaux étaient bien conscients. Ce n'est pas en rejetant la faute sur tel ou tel pays qu'ils ont pu faire avancer cette idée d'Europe, mais en acceptant que les vainqueurs et les vaincus d'hier s'assoient à la même table pour bâtir quelque chose de positif après des années de luttes meurtrières.

Cette idée de paix et de solidarité, c'est à nous et surtout aux plus jeunes de la porter maintenant ! Les plus âgés ont vécu cette création européenne comme un bienfait pour leur quotidien, espérons que cette idée soit encore une des plus belles pour les décennies à venir !

Voici une des plus belles phrases de la déclaration Schuman : « l'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait »

A méditer tous les matins en se levant !

Bonne soirée.
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Published by Jean-François Le Bihan - dans Europe
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 08:06
Bonjour,

Ca y'est, nous avons un nouveau président... Souhaitons lui beaucoup de courage pour réussir tout ce qu'il nous a promis.
Espérons que dans sa volonté de donner toujours plus aux riches, il n'en oublie pas moins ce qui travaillent pour des salaires modiques.
Enfin, laissons lui le crédit de la nouveauté, tout en restant vigilant sur ses actions.

Alors qu'au PS on sent bien que les différents courants risquent de s'affronter pour obtenir la prééminence, au centre de l'échiquier politique, une nouvelle force est en train de naître.
François Bayrou, malgré le départ de nombre de ses députés vers la majorité présidentielle, va reconstruire un nouveau parti qui tienne compte de ses 18.5% obtenus au 1er tour. En effet, dans ces 18.5% se reconnaissent des gens plutôt de droite, mais également des gens qui auparavant se réclamaient du PS qui ne se sont pas reconnus dans la candidature de Ségolène. On peut penser, à postériori, que le score aurait été bien différent si DSK avait été investi par les militants socialistes.

François Bayrou fait là un pari sur l'avenir que les électeurs qui l'ont porté à la 3ème place le suivent dans l'aventure législative pour lui donner un groupe à l'Assemblée qui puisse agir en tant que force indépendante. Ce pari est risqué mais tenable... et qui ne risque rien n'a rien c'est bien connu.
Demain ce nouveau parti devrait voir officiellement le jour, mais vous pouvez déjà vous "pré-inscrire" sur le site bayrou.fr ici : Mouvement démocrate.

Longue vie à ce nouveau mouvement qui saura, n'en doutons pas, rester libre !

Bonne journée.
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Published by Jean-François Le Bihan - dans Environnement
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 08:53
Bonjour,

Samedi et dimanche dernier se tenait, dans le pays de mes ancêtres paternels à Elliant, ce que l'on appelle une cousinade.
Comme dirait Michel Chevalet : "Une cousinade, comment ça marche ?" : c'est très simple !
Vous prenez un couple d'ancêtres dans une commune et vous essayez, à partir de leurs multiples enfants, de reconstituer les branches descendantes jusqu'à arriver à la période actuelle !

Dans le cas qui nous intéresse, l'année dernière une association "Généalogie et Cousinade Rannou-Costiou" a été créée pour tenter de retrouver tous les descendants du couple Jean Rannou marié à Catherine Costiou. Ce couple a vécu dans la première moitié du 17ème siècle à Elliant, dans le sud Finistère, dans leur ferme de Kergariou, ils ont élevé 10 enfants...
Vous imaginez un peu le travail pour reconstituer les familles issues de ces dix enfants... C'était sans compter sur l'énergie des membres de l'association emmenés par leur président Pascal Le Ster.
Et voilà qu'après 10 mois de travail ce grand rassemblement a eu lieu.
Grand en effet, car il a réuni le samedi soir plus de 300 convives tous issus à des degrés divers du couple commun.

Dans l'après-midi, les Elliantais et les passionés de généalogie ont pu échanger autour de tableaux généalogiques sur les liens les unissant. C'est ainsi que mon père (donc moi également ;-) descend du couple ancestral par 4  de ses enfants et cela que ce soit du côté paternel ou maternel. En effet, bien souvent, les familles se mariaient entre elles, et n'allaient pas chercher alliance dans les paroisses avoisinantes. Il n'est donc pas rare que des cousins se marient entre eux et les mêmes noms reviennent bien souvent quand on travaille sur une commune.

La soirée a été l'occasion de revoir certains cousins plus ou moins proches, que l'on n'avait pas eu l'occasion de voir depuis plusieurs années pour certains et de connaître les nouveaux, dans les enfants des cousins... Ce fut aussi l'occasion de rencontrer des "Cousins à la mode de Bretagne" qui ne sont en fait pas de vrais cousins, mais de familles apparentées.

Les deux jours ont vraiment été d'une grande richesse et ont permis, pour certains, de renouer des liens avec leurs oriines, qui étaient depuis longtemps distendus.

Bonne journée.
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Published by Jean-François Le Bihan - dans Perso
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 17:37
Bonjour,

C'est la question que doivent se poser les lecteurs de mon blog !
En effet, quel projet européen voulons nous pour la France dans les 5-6 prochaines années et comment, alors qu'elle en assurera la présidence en 2008, la France mettra un terme à la "crise de langueur" dans laquelle nous vivons depuis 2005 ?

Les deux candidats au poste suprême ont deux visions assez différentes de l'Europe et de la manière de résoudre la crise.

D'un côté, nous avons Joe Dalton, plus tourné vers le ranch americain que vers la villa antique, plus prompt à démolir la monnaie unique qu'à la défendre, qui croit plus aux thèses de Jennings Bryan que de Darwin... Ce "grand" européen a tout de même balancé à l'intention de nos amis d'Outre Rhin lors d'un discours récent à Nice "Ce n'est pas nous qui avons inventé la solution finale" !!!
Allons nous, nous les Français, répéter ad vitam, aux Allemands qui, actuellement n'y sont pour rien, qu'un de leurs anciens chef d'Etat a mené leur pays à la guerre ?
Avant de jeter de telles phrases, il devrait un peu étudier notre histoire de France et celle de certains de nos chefs d'Etat, comme Napoléon, juste un exemple en passant. Celui-ci, après Hitler, doit être le chef d'Etat le plus haï en Europe, pour tous les dommages qu'il y a causé.
Pour faire passer un "nouveau" traité européen, très réduit, il propose de faire ça par voie parlementaire et probablement en éludant le débat... Encore une méthode démocratique !

De l'autre côté, nous avons la Maldone du Poitou, qui elle non plus ne s'est pas gênée pour attaquer la B.C.E., qui a choisi d'accueillir comme conseiller Chevenement, germanophobe notoire, qui est candidate d'un parti écartelé entre une tendance socio-démocrate europhile, et une tendance plus marxiste, europhobe et xénophobe... dur dur à ce tarif là de rassembler ses troupes!
Elle, a contrario, a décidé que le nouveau texte, en fait l'ancien assorti d'un protocole social, devrait être proposé au référendum aux Français... C'est déjà mieux !

Mais là où je leur souhaite bien du plaisir, c'est de faire accepter aux 20 pays qui ont adopté ou sont en passe de le faire, le TCE première version, de revoter sur un nouveau texte, ou sur l'ancien modifié !
Au nom de quoi, les Espagnols, les Allemands, les Finlandais, et les autres devraient-ils revenir sur leur décision ??? Tout ça parce que Madame La France en a décidé ainsi !
Faut pas abuser quand même !
Bref, ni pour l'un, ni pour l'autre l'équation n'est facile à résoudre !!!

D'ailleurs, ne nous y trompons pas, aucun des deux, dimanche soir, pas plus que dans la première partie de campagne n'ont dit aux Français quelle importance ils comptaient donner à la question européenne ! Sarkozy n'a pas cité une fois son nom, et Ségolène une seule fois en parlant de l'Europe Sociale.
De toute façon, si j'ai bien entendu leurs discours, ils comptent résoudre les problèmes de la France en ne faisant appel qu'à son "génie" ! Savent-ils, tous les deux, que notre pays seul ne vaut rien, que si nous n'avions pas eu l'Euro, nous aurions subi de plein fouet les nombreuses crises économiques mondiales, que nos entreprises auraient encore plus délocalisé et encore moins exporté !!! Que face à la Chine, la France seule, est un grain de riz !!!
Quand nos "Grands Hommes" comprendront-ils qu'hors la solution européenne, rien n'est possible !
Ah si j'oubliais, "Ensemble tout est possible", même le pire et... le pire n'est pas certain !

Pauvre Europe, qui se réjouit dans les journaux de la baisse du score du Borgne de la Trinité... N'a t'elle pas lu qu'1/4 des voix anciennes de Le Pen se sont portées sur Sarkozy, pour convergence de théories !!! Faudra expliquer au Ministre Allemand Steinmeier, que les deux candidats encore en lice n'ont pas forcément la fibre européenne bien tissée !!!

Sur ces considérations, bonne journée.
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Published by Jean-François Le Bihan - dans Europe
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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 17:57
Bonjour,

Déçu je suis, comme dirait Maitre Yoda !
Mais en même temps, ces 18.6% de François Bayrou offrent un formidable espoir ! Qui l'eût cru il y a encore moins de 3 mois ?
Rappelons-nous quand même qu'en nombre de voix il fait mieux que Chirac au 1er tour de  2002 et qu'en pourcentage il fait 2 points de plus que Barre en 1988.
Cet échec cette presque victoire si près du but est significative que la campagne menée par François a été très appréciée d'un grand nombre de Français et que son message non pas du "Ni-Ni" mais du "Avec-Avec" a été bien perçu.
D'ailleurs, de nombreux politiques commencent déjà à lui faire la cour pour tenter de lui faire donner des consignes de vote.
Que fera-t-il d'ailleurs, nous ne le saurons que mercredi... D'ici là, à chacun d'entre nous de réfléchir à la meilleure façon de continuer son combat pour une rénovation de la vie politique française. Une politique qui ne serait plus basée sur le dogme, mais sur le bon sens, ce qu'il a tenté de nous faire comprendre et que 8 millions d'électeurs ont approuvé.

A ceux qui n'en ont pas eu le temps avant les élections, je les invite à lire son livre "projet d'Espoir" , mais également tous les autres écrits précédemments !

Hier soir, en allant me coucher, me sont venues deux idées en tête et surtout une musique : le Chant des Partisans, "hymne" de la Résistance, et l'autre idée c'est le serment de Koufra de Leclerc "nous jurons de déposer les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg"... hier pour moi, cette couleur c'était l'orange.
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Published by Jean-François Le Bihan - dans Actus
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 23:05
Bonsoir,

Dans 1/2h, la campagne officielle s'achève !
Pendant près de 48h ce sera "silence radio" sur les publications des sites internets, silence radio sur les marchés,... bref la France retiendra son souffle avant d'aller voter dimanche !

A ceux qui ne l'auraient pas compris, je vous invite tous à voter pour

FRANCOIS BAYROU
Pourquoi ?
Je vous livre ici un petit argumentaire :

4 bonnes raisons de voter François Bayrou

dimanche 22 avril

 



François Bayrou sera le président qui rassemble la France.

 

Il est le seul vote utile pour la France

François Bayrou est le seul candidat capable de faire gagner le modèle républicain, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Dans tous les cas de figure, il est le seul à gagner au second tour. 

 

Il est indépendant du système

François Bayrou est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et partisans.C’est la garantie d’une présidence indépendante.  

Il refuse de faire des fausses promesses

Malgré 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses et à distribuer les cadeaux.Il est le seul candidat qui a entièrement financé ses engagements par des économies correspondantes et qui s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le train de vie de l’État.C’est la garantie que les engagements pris seront tenus.

 

Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien

• 2 emplois nouveaux sans charges par entreprise.

• L’éducation comme priorité nationale avec des moyens garantis et des objectifs vérifiables.

• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.

• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.

• Un nouveau texte européen, qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.

• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.

• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.

• Une offre et une qualité de soins garanties à tous partout sur le territoire.

• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain. 

Retrouvez l’intégralité du programme d’action de François Bayrou sur
www.bayrou.fr ou au 08 11 11 2007    

le 22 avril, votez Bayrou


  

LA FRANCE DE TOUTES NOS FORCES
www.bayrou.fr

 
Et surtout n'oubliez pas d'aller voter !!!

Jean-François
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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 09:09
Bonjour,

Hier soir, François Bayrou était à Angers (49). N'ayant pu aller le voir à Rennes, ce coup-ci, je n'allais pas rater ça !
Un déplacement avait été organisé par des membres de l'UDF Sarthe et nous sommes donc partis une bonne quinzaine pour Angers.
Arrivés là-bas, après avoir préparé des tracts dans les voitures pour annoncer la venue d'Aziz Senni  au Mans lundi prochain (16 avril), nous avons pu accéder facilement dans la salle et... grâce à mon fauteuil je me suis retrouvé aux premières loges juste devant la scène. Heureusement, car il y avait tout de même 3000 personnes réunies dans le parc des expos.

En attendant l'arrivée du principal orateur, qui a eu quand même une bonne heure de retard, mais c'était pour de bonnes raisons, le Général Morillon, député européen, a évoqué les raisons de son parcours aux côtés de François Bayrou.
A l'arrivée de Bayrou, plusieurs orateurs locaux se sont succédés pour dire ce qui les poussait à soutenir notre candidat.

Le discours proprement dit a commencé par une minute de silence pour les victimes des attentats en Algérie.
Ont ensuite été évoqués les grands thèmes chers à François Bayrou, avec les deux grandes questions internationales qui se poseront avec de plus en plus d'acuité dans le futur :
- le problème écologique lié au réchauffement climatique et les réponses que nous devrons apporter pour y faire face.
- le problème du développement des pays du Sud, sans lequel l'immigration ne sera jamais stoppée...


Ces deux grands problèmes doivent être discutés à l'échelle mondiale, mais tout d'abord, à l'échelle européenne, afin que l'Europe accorde ses violons pour parler d'une seule voix dans le concert des nations. Pour cela, l'Europe doit mettre en place une politique cohérente en matière d'Energie, de Recherche, mais également en Organisation Politique, Diplomatique et de Défense (il se tourne à ce moment vers le Général Morillon).
Et afin de faire fonctionner la Maison Europe, il propose de faire un référendum sur un nouveau texte, court, lisible par tous et qui s'attache uniquement à définir le pouvoir des institutions et les rapports des citoyens avec ces institutions et leur place dans cette démocratie.

La mondialisation est également évoquée et l'Europe devra y faire face (clin d'oeil à Jean Arthuis).

La deuxième partie du discours est plus "programmatique" mais tout aussi intéressante.
Il passe en revue différents domaines comme l'entreprise, la recherche, l'éducation, les minimas sociaux, l'activité universelle... bref les sujets qui touchent le plus les Français dans leur vie quotidienne.
Il a également assuré qu'il ferait voter des textes qui obligeront l'Etat à respecter les mêmes règles que les entreprises dans plusieurs domaines comme les délais de paiement (idée très applaudie), où qu'il y aurait une simplification de la paperasse pour les PME qui ne sont pas sur le même pied d'égalité avec les grandes entreprises et leurs bataillons d'avocats spécialisés.
Comme tout bon meeting, il s'est achevé sur une Marseillaise entonnée par le Général Morillon (qui a une sacrée voix) et des "Bayrou Président !!!".

C'était ma première expérience de meeting politique et je l'ai trouvée plutôt réussie ! L'ambiance était sympathique, très à l'écoute du candidat et très respectueuse, solidaire...
Il y avait dans l'air un humanisme ambiant, une chaleur humaine qui provenait autant de l'assistance que des orateurs. Tout respirait le calme et la plénitude....

Mention spéciale aux très nombreux jeunes présents qui pour beaucoup n'avaient connu que deux présidents de la république (en ayant connu 3 je commence à faire figure de  dinosaure ;-))).

En cliquant qur la photo ci-dessus, vous aurez accès à la vidéo du meeting d'hier soir.

Merci à Patrice et à Armelle qui ont organisé ce déplacement !
Je vous parlerai plus tard du repas pris ensemble  après la réunion.


Rendez-vous au Mans

Lundi soir à 20h30 au Royal (Route d'Angers), près du Marché de la Cité des Pins
pour la réunion avec Aziz Senni
auteur du livre "l'ascenseur social Mythe ou réalité",
fort justement sous-titré : l'ascenseur était en panne, j'ai pris l'escalier !!!
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 11:18
Bonjour,

Vous avez certainement entendu parler de cette nouvelle disposition pour les députés qui seront "débarqués" lors des prochaines législatives : ils ne toucheront plus seulement pendant 6 mois leur indemnité parlementaire (environ 6900€ brut), mais pendant 5 ans de manière dégressive, une sorte d'ARE (allocation de retour à l'emploi) en quelque sorte ! C'est le dernier cadeau fait aux députés (mais qui en fait date de 2003) par Jean Louis Debré, avant qu'il aille finir sa carrière au Conseil constitutionnel.
Ces mêmes députés jugent, après beaucoup de discussions, que les minimas sociaux tels que l'AAH (environ 610€ net/mois au maxi) ou le minimum vieillesse (environ 365€/mois) ou encore l'ASS (environ 410€/mois), que François Bayrou a été le seul à défendre quand elle a failli disparaître, permettent de vivre "correctement" !!! A toute fins utiles, je rappelle que le seuil de pauvreté en France est fixé à 645€ !

Ceci est tout de même honteux, quand on connaît les difficultés qu'ont nos compatriotes qui n'ont que ces faibles "revenus" pour vivre, avec les hausses que l'on sait (logement, essence, nourriture).
Ce qui est surtout honteux, c'est l'attitude de nombreux parlementaires, de gauche comme de droite, qui n'ont pas levé le petit doigt quand ces dispositions ont été prises. Bien au contraire, les questeurs du PS, comme ceux de l'UMP, ont approuvé ce nouveau règlement...

Seul François Bayrou s'est élévé contre ces décisions qu'il dénonce, pas seulement depuis 6 mois comme certains le pensent, mais depuis 2003 au moins ! Voir à ce sujet, quelques lignes de l'entretien accordé à Libé en octobre 2003 à lire ici.

Les candidats des deux grands partis tentent de recréer, artificiellement, une frontière qui est de plus en plus mouvante, entre les deux camps, ceci afin de "capter" leurs électeurs. Mais ce temps où soit "la gauche" soit "la droite" était l'ennemi (suivant le camp dans lequel on se trouvait) est bien révolu, ce que montre le capital de sympathie que s'attire François Bayrou. Et l'on sent bien que si les deux, UMP-PS, essaient de  remettre sur pied le clivage Gauche-Droite, c'est uniquement pour maintenir le système tel qu'il est depuis des décennies et surtout pas, quoi qu'ils en disent pour effectuer une rupture avec le passé.

Bonne journée.

Post-scriptum : Je rappelle aux habitants des Pays de Loire, que ce soir (11 avril), François Bayrou est en réunion publique à Angers (parc des expos).
 
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 08:48
Bonjour,

Lors de sa conférence de presse d'hier, qui avait pour but de présenter son programme d'action (téléchargeable ici), François Bayrou a fait une proposition de débat au moins entre les 4 premiers des sondages voire plus si cela est possible techniquement sur internet.
Agoravox, le média citoyen sur internet s'est proposé, ainsi que d'autres plateformes, pour organiser ce(s) débat(s).
En effet, sur internet, les règles du CSA d'égalité des temps de paroles des 12 prétendants ne s'appliquent pas et il est donc possible d'organiser des débats à 4, 6, 8, 12 ou 2X6 ou 4X3 .... Bref ce serait une solution idéale !

Cette proposition intéressante a été approuvée peu de temps après par Ségolène et Jean-Marie, mais, en déplacement dans le Morbihan (tiens que va t'il faire sur les terres de JMLP ?), Nicolas a évidemment refusé cette proposition en se couvrant du pare-feu CSA qui, je le rappelle, ne s'applique pas sur Internet !
M. l'ex-ministre aurait-il peur d'une confrontation avec ses principaux détracteurs ? Ou, pire, aurait-il peur de tomber d'accord avec de nombreuses thèses de Jean Marie Le Pen ???
La validation de cette dernière hypothèse démontrerait, enfin, qu'il est, lui, plus à droite que la droite !!!
Carlo, sur le site d'Agoravox propose d'envoyer des invitations à tous les candidats... Ce serait à n'en pas douter la bonne solution et l'on verrait enfin quels sont ceux qui auront ce courage ?

Deuxième sujet de mon billet d'aujourd'hui : les machines à voter !!!
Ce thème, en tant que manceau me concerne au 1er chef, car dans notre bonne ville du Mans, il a été acheté des machines à voter que l'on devrait utiliser pour la première fois le 22 avril prochain !
Mais voilà, de nombreuses voix s'élèvent pour dire que ces machines ne sont pas si fiables que cela, comme toute machine informatique bien entendu ! En effet, ces machines ne sont pas à l'abri d'un bug, d'une panne générale d'électricité, mais surtout d'une fraude qui, aux néophytes de l'informatique peut sembler impossible, mais qui en fait ne l'est pas !
Afin de vous faire une idée, je vous invite à aller voir sur le site Recul Démocratique qui propose une pétition en ligne contre le vote électronique qui, en 5 semaines, a déjà recueilli plus de 30.000 signatures.
Depuis quelques jours, les états majors politiques commencent à réagir et le PS, ainsi que plusieurs mouvements plus à gauche, mais aussi l'UDF, les Verts, et des membres de l'UMP ont demandé que ces machines ne soient pas utilisées...
La décision doit être prise rapidement, car il ne reste qu'à peine 3 semaines avant le vote !
Si vous vous sentez concernés par ce recul de la démocratie dans notre pays, merci d'aller y jeter un oeil et de faire entendre votre voix.

Bonne journée.

Edit (12h00) : Vous avez dû remarquer que la photo choisie n'était pas anodine, elle évoque pour moi la main tendue de François Bayrou à tous ceux qui veulent se réunir pour faire évoluer les choses dans ce beau pays !
Elle évoque également cette envie de dialogue et d'ouverture à l'autre !
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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 10:59
Bonjour,

Je reprends ici une fiche "environnement" issue du programme de François Bayrou.

Il a bien compris que le développement durable n'était pas qu'une histoire d'environnement, mais aussi de développement économique responsable et de développement social.

En ligne une vidéo très intéressante de Corinne Lepage sur l'écologie politique avec F. Bayrou : http://www.dailymotion.com/

 

1. Relever les défis énergétiques et climatiques

1.1. Réduire nos consommations d’énergie et modifier nos sources d’approvisionnement pour diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050

La crise climatique n’est pas un fantasme mais une réalité. Cela place tous les pays de la planète, et en particulier les démocraties, devant une responsabilité inédite pour préserver l’avenir de l’espèce humaine : cela impose notamment de changer les attitudes et les habitudes du combat politique. L’objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 est désormais partagé par tous, mais rien n’a encore été entrepris pour nous mettre en capacité de réussir ce challenge.

Or, face à l’ampleur de ce défi, il est absolument nécessaire de définir une politique orientée sur le long terme visant à ce que chaque citoyen, chaque entreprise et chaque administration puisse devenir un acteur impliqué dans la lutte contre les gaz à effet de serre.

Nous devons dès maintenant nous mettre en ordre de bataille dans ce sens, ce qui signifie que pour la prochaine mandature nous devons nous fixer l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 15%. Ce plan d’adaptation au changement climatique doit selon moi s’appuyer sur les cinq leviers suivants :

  • l’élévation des normes techniques d’efficience énergétique, notamment dans le bâtiment où nos logements sont notoirement moins performants que ceux construits en Allemagne par exemple.

  • une fiscalité réorientée pour susciter chez chaque acteur des comportements plus éco-responsables. Cela passe par des taxes pénalisantes pour les comportements les plus polluants et aussi par des avantages fiscaux incitatifs pour ceux qui choisissent des équipements ou des technologies écologiques ;

  • une mise à plat complète de notre « mix énergétique », avec un développement ambitieux des énergies renouvelables (solaire thermique, éolien, bois énergie et également biocarburants de seconde génération, biogaz, géothermie) et un maintien maîtrisé et transparent du nucléaire civil ;

  • la formation de la population : je suis convaincu que les français sont prêts à modifier leurs comportements, à condition que chacun ait conscience des raisons qui rendent nécessaire cette modification ;

  • enfin un effort de recherche sans précédent, qui n’aura le volume nécessaire que s’il est conduit au niveau européen, et qui visera le développement des énergies nouvelles (énergies marines, solaire, piles à combustibles ou biocarburants de nouvelle génération) et de la séquestration du carbone.

La filière nucléaire de production d’électricité fait partie des instruments indispensables et de nos atouts pour lutter contre l’effet de serre. Mais nous avons besoin d’une expertise scientifique sur l’EPR. Derrière ce projet se pose la question du renouvellement de nos réacteurs actuels et une décision aussi structurante pour notre politique énergétique doit se prendre à l’issue d’un débat le plus large et le plus démocratique possible. Je ne suis donc pas d’accord pour que la décision soit prise en catimini. Il faut organiser avant l’été un débat national, pour prendre les décisions à long terme sur notre politique énergétique.

1.2. Relever en priorité les défis des transports et du bâtiment

C’est bien sûr dans les domaines des transports et du bâtiment qu’il faudra appliquer cette politique de la manière la plus résolue, puisque ces deux secteurs représentent à eux deux environ 50% des émissions, et que ce sont dans ces deux domaines que l’évolution actuelle est la plus préoccupante.

Dans ces deux domaines, la mesure qui me semble la plus efficace est la mise en œuvre d’une « taxe carbone » sur les carburants d’origine fossile. Les taux de cette taxe seront faibles au départ pour être augmentés progressivement. Bien entendu sa mise en place devra être annoncée à l’avance pour laisser à chacun le temps de s’adapter, et promue autant que possible dans un cadre européen pour éviter tout effet de dumping fiscal.

Ainsi, en matière de transports, je propose :

  • de rétablir la priorité des financements publics en faveur du développement d’infrastructures de transport en commun fiables, confortables et accessibles au plus grand nombre, et du développement du fret fluvial et ferroviaire.

  • de développer le potentiel du fret fluvial et du cabotage, et de rendre le fret ferroviaire techniquement et économiquement viable en se fixant comme objectif l’obligation du ferroutage pour les camions traversant la France à l’horizon 2025. Financement : les ressources de la taxe carbone.

  • d’inciter à des comportements nouveaux (arbitrages en fonction de l’impact « carbone », covoiturage, télétravail, suppression des déplacements aériens et routiers inutiles…)

  • de tirer profit au plus vite du potentiel offert par les bio ressources pour diminuer notre dépendance au pétrole ;

  • d’encourager la recherche et le développement de véhicules nouveaux : performances des moteurs, contrôle électronique, redescente en gamme pour rapprocher les véhicules de leur usage réel (diminution de poids, de puissance et de vitesse), motorisations sans émission de CO 2.

Dans le domaine du bâtiment, je propose également :

  • de rendre rapidement les normes pour les nouvelles constructions plus exigeantes pour la performance énergétique des logements et bureaux (vitrages peu émissifs, isolants performants, chaudières à condensation, pompes à chaleur géothermales, solaire thermique pour l’eau chaude sanitaire et le chauffage, construction à énergie positive...) ; toutes ces technologies doivent nous permettre de fixer avant 2010 une norme maximale pour les constructions neuves de logements à 50 KWh/m 2 pour les consommations d’énergie primaire liées au chauffage.

  • de mettre en œuvre des allégements de fiscalité vraiment incitatifs pour la construction aux normes de la qualité environnementale (du type des 14 cibles HQE et référentiels similaires) ;

  • de lancer une vaste opération de réhabilitation du patrimoine bâti. Avec un rythme de renouvellement du parc de logements de 1% par an, nous ne pouvons aucunement nous permettre d’attendre le seul renouvellement naturel de celui-ci. Je propose donc une modulation de la taxe sur le foncier bâti en fonction des performances énergétiques des bâtiments pour inciter à la rénovation. Obliger toute nouvelle construction d’aller dans le sens de la réduction des G.E.S, en particulier à avoir un dispositif d’énergie renouvelable.

2. Assurer la protection de notre planète, de sa biodiversité et de la santé des êtres qui la peuplent

2.1. Un aménagement du territoire plus rationnel et soucieux de biodiversité et d’équité sociale

L’aménagement du territoire, c'est-à-dire l’utilisation rationnelle de l’espace, est indissociable du développement durable.

Cela passera par :

- la limitation de l’étalement perpétuel de la ville qui menace l’équilibre de notre pays, coûte cher en transport, carburant et carbone, favorise les exclusions sociales et ravage nos paysages ;

- une politique de préservation et de reconquête des sols faces aux pollutions et à l'imperméabilisation ;

- la prise en compte plus sérieuse des risques technologiques et naturels ainsi que des nuisances sonores et olfactives dans les projets de construction et d’infrastructure. Il ne faut plus subir mais prévenir les catastrophes (AZF à Toulouse, inondations de Nîmes, Aramon, Vaison la Romaine…) ;

- un aménagement du territoire qui se soucie de la biodiversité car la faune et la flore doivent disposer d’espaces protégés reliés entre eux par des zones préservées ; ainsi elles pâtiront moins des « frontières » que constituent pour elles l’urbanisation anarchique et les axes de circulation ;

- le recours systématique aux règles de « quartiers durables » pour la réhabilitation ou la conception de zones urbaines ;

- le renforcement des projets d’aménagement et de développement durable (PADD) des plans locaux d’urbanisme (PLU) des communes en les rendant opposables ;

- la suppression de toute dérogation à la loi « SRU » imposant 20% de logements sociaux ;

- l’obligation pour chaque commune et collectivité locale de plus de 10000 habitants de faire procéder à un état des lieux indépendant sur ses impacts de développement durable et définir un plan local de développement durable (Agenda 21).

Une économie plus sobre, plus solidaire et responsable est une économie qui respecte et protège son patrimoine naturel.

Il est impératif de :

- réaliser et rendre public un état des lieux national indépendant de la faune et la flore, à partir des

structures existantes (observatoires et offices nationaux et locaux) et en partenariat avec les associations écologistes, de chasseurs et de pêcheurs ;

- promouvoir le rôle des associations de protection de l’environnement en pérennisant leur financement et leurs modes d’actions et en les associant à l’action des organismes publics (ministère, collectivités …)

- suivre systématiquement l’impact sur la biodiversité des projets d’infrastructure ou d’urbanisme, d’intégrer un bilan en amont, pendant et après les travaux ;

- dresser un bilan indépendant de la législation actuelle et notamment de l’application de la directive Natura 2000 et de la loi de protection du littoral ;

- proposer un observatoire européen de la biodiversité ayant un pouvoir d’alerte des parlements européen et nationaux ;

- développer la pédagogie citoyenne et la lutte contre l’emploi irraisonné des pesticides à usages domestiques.

2.2. Se protéger des risques sanitaires & environnementaux

Des maladies liées à l’activité humaine apparaissent et se développent. Nous avons besoin de mieux les connaître et d’être efficacement protégés ; c’est pour cela que je suis favorable à la création d’une Autorité indépendante chargée de l’alerte sanitaire et environnementale. Elle aura pour vocation de développer des inventaires des risques et des études épidémiologiques indépendantes, notamment sur les impacts sanitaires des dégradations de l’environnement, à commencer par le réchauffement climatique, la pollution de l’air, des eaux et des sols, ainsi que l’importance des perturbateurs endocriniens.

N’oublions pas que les pays les plus pauvres demandent déjà l’accès aux soins alors qu’ils subissent souvent les pollutions des pays les plus riches sans pouvoir se protéger.

Il faut donc :

- accorder à l’OMS un droit d’ingérence sanitaire pour prendre en charge les situations d’urgence, pour construire des systèmes de soins par délégation et organiser les licences obligatoires de médicaments et le respect du « droit à la santé » ;

  • réfléchir à une fiscalité mondiale sur une assiette large et globale (télécommunications par exemple) pour financer les programmes de lutte contre les risques de base pour les populations en danger (enfants, mères, pandémies…) sur le modèle à prolonger de l’Unitaid ;
  • développer en France la médecine environnementale. Permettre aux associations environnementales d’être présente dans la gestion de la sécurité sociale.

3. Promouvoir une économie écologiquement et socialement responsable

3.1. Une logique de durabilité et de responsabilité

Je suis pour la promotion d’une économie plus responsable, d’une croissance « sobre » sur le plan environnemental et social.

Il faut pour cela :

- faire appliquer les obligations d’informations des impacts sociaux et environnementaux des entreprises cotées et l’étendre aux entreprises publiques ;

- appliquer rigoureusement le règlement de Reach, pour préserver la santé et l’environnement des substances chimiques;

- promouvoir activement l’investissement socialement responsable (fonds développement durable, solidaires ou éthiques) en déterminant une définition légale, en imposant des critères de durabilité aux placements publics (à l’instar des pratiques du Fonds de Réserve pour les Retraites) et en les encourageant fiscalement ;

- encourager la consommation de produits à plus value sociale et environnementale (commerce équitable, bio…) en clarifiant notamment les labels, en multipliant les actions pédagogiques et en communiquant l’empreinte sociale et environnementale des produits et services ;

- r éaliser un inventaire mondial des matières non renouvelables et en vue d’en limiter ou interdire l’utilisation ou encore mettre en place des plans de transition, à partir de quotas ;

- mettre en œuvre des dispositifs luttant contre les publicités « écologiquement » mensongères ; remplacer le Bureau de Vérification de la Publicité par une autorité administrative indépendante de la publicité;

- inscrire, parmi ces orientations, celles qui doivent l’être dans les programmes scolaires.

En outre, le déchet le moins polluant étant celui qu’on évite de produire, je souhaite mettre en œuvre une politique volontariste de réduction à la source des déchets. Sur la prochaine mandature l’objectif que nous nous fixerons sera de réduire de 20% la quantité de déchets produite. Les mesures qui nous permettront de tenir ce cap sont les suivantes :

  • imposer l’éco-conception au stade de la fabrication et le recyclage des produits en fin de vie (étendre le principe de la directive européenne D3E sur les déchets électriques et électroniques à d’autres produits) ;
  • favoriser les produits « durables » ou réutilisables au profit des « jetables » quand les conditions sanitaires le permettent ;
  • faire évoluer le financement des systèmes de collecte et de traitement des ordures ménagères vers des redevances pour toutes les collectivités qui seraient calculées sur les volumes de déchets collectés pour inciter chacun à optimiser sa production de déchets ;
  • généraliser la pesée embarquée pour encourager le tri;
  • f avoriser l’économie circulaire, pour que les déchets d’une entreprise devienne la matière première de l’autre;
  • m oratoire sur les incinérateurs : il faut revoir le système des déchets en France.

Ces actions et mesures doivent faire partie des objectifs urgents de la gouvernance européenne et mondiale. La France doit cependant initier dans un premier temps au niveau national ce type d’actions, en se faisant le laboratoire d’une économie durable.

3.2. Une agriculture durable pour l’environnement et les agriculteurs

A voir les résultats économiques, sociaux et environnementaux du modèle agricole actuel, je pense qu’il est nécessaire de changer de cap. Ce changement doit être progressif et socialement acceptable pour nos agriculteurs. Il faut pour cela :

- une politique agricole régulée fondée sur les prix et non plus sur les primes, dans des zones homogènes de libre échange pour garantir des approvisionnements en produits sains, la protection de l’environnement et un tissu dense d’agriculteurs ;

- une recherche de débouchés nouveaux car l’agriculture peut rompre notre dépendance au pétrole et répondre à nos défis écologiques (biocarburants, filière bois énergie, matériaux d’origine végétale, captation du carbone…) ;

- une limitation des pesticides comme y est parvenu le Danemark, sans que cela nuise aux exploitants agricoles ;

- une diminution des intrants azotés, par exemple en programmant une diminution de 500 000 tonnes des engrais azotés de notre agriculture, pouvant être réalisée par la définition d’un bilan azoté à l’échelle de l’exploitation, et soit un "permis de consommation" de l’azote, soit un système de bonus-malus, à discuter avec la profession ;

- une réorientation des cultures pour limiter l’irrigation et la consommation en eau ;

- une agriculture biologique encouragée et les principes de l’agriculture intégrée progressivement imposés;

- une déductibilité des investissements écologiques (comme la récupération des eaux pluviales, l’utilisation des engrais naturels, de la biomasse,…) pour encourager les exploitants à des pratiques plus vertueuses.

Enfin, élu à la Présidence de la République, je demanderai au plus vite l’organisation d’un grand débat national sur les OGM, nourri d’un rapport présenté par les scientifiques de notre pays et qui s’appuiera sur une commission composée en particulier de pharmacologues. En attendant les résultats scientifiques, je suis favorable à un moratoire immédiat sur les OGM. Il ne doit pas y avoir de semis en plein champ avant que nous ayions un recul suffisant sur leurs conséquences sur le milieu et sur la santé humaine.

3.3. Une recherche ayant les moyens de préparer la croissance durable de demain =

L’environnement et l’éco-innovation sont un levier fort pour notre croissance et nos emplois, en Europe, et spécialement en France. Il faut pour cela :

  • mettre en place une grande politique de la recherche française et européenne en augmentant les investissements dans les domaines des énergies du futur, des biomatériaux, de la chimie du végétal, des biotechnologies ou encore du génome ;
  • encourager les chercheurs à développer des entreprises à la suite de leurs travaux par une réforme des aides à l’investissement ;
  • intégrer dans la comptabilité des entreprises la publication des charges et investissements relatifs à la recherche et au développement d’éco-innovations et octroyer des crédits d’impôts aux entreprises actives dans ce secteur;
  • consacrer 5% des crédits des nanotechnologies à étudier leur impact environnemental et sanitaire.

4. Mettre en place une gouvernance publique à la hauteur de nos défis

4.1. Un fonctionnement de l’Etat au service d’un développement durable

Créer un poste de n°2 du Gouvernement chargé du long terme, de la transversalité et de l’évaluation des décisions au regard du développement durable. Mais il ne doit pas s’agir du regroupement de plusieurs ministères existant aujourd’hui dans un seul ou d’un super-ministère de l’environnement, au sein duquel l'écologie serait réduite à la portion congrue ou au rôle de figurant, mais bien d’une autorité au sein du gouvernement en charge du long terme, un « sage » qui aura pour mission de penser l’impact sur l’avenir de chacune des décisions que le gouvernement prépare. Les décisions qui le concernent devront obligatoirement recevoir son contreseing.

Nous devons développer la démocratie participative et le débat public, outils fondamentaux pour un développement durable mais qui sont trop souvent aujourd’hui utilisés comme des leurres. Il faut au plus vite une loi qui pose la méthode et les principes incontournables de la concertation sur le statut du médiateur, l’obligation de réponse, les délais acceptables, la prise en compte réelle par le décideur final, le contrôle… La concertation éclairera alors efficacement les choix publics.

Il faut par ailleurs que chaque grande collectivité rende plus de comptes sur la politique de développement durable menée. Un audit indépendant, sur le modèle des agences de notation sociale et environnementale des entreprises serait un outil pertinent.

Il faut mettre en place, à côté du PIB, des indicateurs éco-environnementaux, du type Bien Etre Economique, et indicateur de Développement humain.

Enfin, nous souffrons d’un manque de culture du développement durable que nous devons combler. Il faut renforcer l’information au grand public sur les enjeux d’un développement économique responsable, soucieux de progrès social et de respect de l’environnement. Sur ce dernier point, nous devons encourager les éco-gestes, notamment en matière de maîtrise de l’énergie, des déchets et de l’eau et surtout systématiser la question écologique dans toutes les formations, du primaire aux études supérieures et professionnelles et diffuser les bonnes pratiques de chaque catégorie d’acteur (entreprises, citoyens, pouvoirs publics…).

4.2. Un renforcement urgent de la régulation supranationale

Je pense qu’il est urgent de mettre en place une économie mieux régulée, plus sobre et plus responsable.

Cela passe nécessairement par la construction d’une gouvernance internationale plus forte, et ce :

  • Au niveau européen, construction d’une Europe politique qui fait de l’environnement un des moteurs de son projet et du développement durable l’objectif commun à tous les Etats membres. Je propose la mise en place d’instances permettant une véritable politique européenne de l’énergie et de l’écologie ayant pour objectif l'indépendance énergétique de l'Europe et la réduction des gaz à effet de serre, la recherche dans de nouvelles technologies, l'accroissement du pouvoir de négociation de l'Europe sur les marchés mondiaux et la préservation et l'amélioration de notre environnement.
  • Au niveau international, constitution au plus vite d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME) pour assurer une régulation internationale effective. Cette instance doit être mise en place au sein de l’ONU, seule organisation internationale disposant de l’audience nécessaire pour réguler les marchés financiers, pour imposer des règles et minima environnementaux et pour résoudre les inégalités écologiques Nord-Sud et leurs conséquences dramatiques. Elle disposerait de ressources propres permettant d’exercer un rôle de contrôle, d’arbitrage et de sanction pour toutes les atteintes à l’environnement dans le monde. Sur de nombreux sujets fondamentaux nous devons prendre des mesures rapidement. En matière d’éthique financière par exemple, il faut faire de la lutte contre les paradis fiscaux une priorité, ceux-ci conduisant souvent au dumping environnemental et social. En matière de transport maritime, il est temps de rendre les assurances pour la pollution environnementale obligatoire comme aux Etats-Unis et de créer par exemple un fonds mondial financé sur un pourcentage du trafic et permettant de réparer les dommages environnementaux créés.

Il faut répondre à l’urgence et en même temps bâtir un projet de société pour la France, l’Europe, la planète.

4.3. Le développement durable, une mission planétaire pour la France

Donner une nouvelle impulsion à la diplomatie environnementale de la France pour ouvrir la voie d’une gouvernance mondiale inspirée des principes du développement durable. Il revient au Président de la République Française de dire aux autres peuples que nous avons une responsabilité en commun.

Il s’agit, à l’instar de la stratégie développée par le Royaume-Uni pour le changement climatique, de s’approprier des dossiers globaux concrets et en souffrance, notamment ceux de la biodiversité, du développement intégré des territoires, des effets migratoires du changement climatique, de l’environnement et de la santé. Nous avons de nombreuses ressources, en idées, en hommes et en budget pour le faire, mais aussi une expérience et une légitimité reconnues sur certains de ces sujets. Il faut aussi donner à cette diplomatie une nouvelle dimension : porte-parole des droits de l’Homme, la France doit aussi devenir le porte-parole des droits des générations futures.

Conclusion

Il n’y a pas de projet de développement durable qui vaille :

  • sans un investissement politique fort au niveau international ;

  • sans construction de l’Europe politique ;

  • sans un Parlement français qui fonctionne ;

  • sans le dépassement des clivages politiques traditionnels ;

  • sans investissement dans la recherche et l’éducation ;

  • sans croissance économique, sans finances publiques saines et amélioration du pouvoir d’achat de nos concitoyens pour financer les mutations technologiques et les investissements nécessaires ;

  • sans solidarité envers ceux qui sont les laissés pour compte de notre société et qui souffrent le plus


Ce programme de développement durable est soutenu par des personnalités telles que Corinne Lepage et Antoine Waechter, faisons leur confiance pour aider François Bayrou à le mettre en oeuvre.

Bonne journée
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Published by Jean-François Le Bihan - dans Environnement
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